Le secret d’une igname (endurcie)

Connaissez vous le secret d’une igname (endurcie) ?

 

C’est que lorsqu’elle est meurtrie, elle commence par pourrir de l’intérieur…

 

C’est l’histoire d’une igname dont personne ne soupçonnait la blancheur. Pour l’ exceptionnelle douceur de son gout, tout le monde lui reconnaissait une valeur. Elle était toute vêtue, bien sur, cette igname ; mais toute sa valeur, sa délicatesse se  vous trouvait caché en son for intérieur.

 

Grace à sa blancheur légendaire, on peut dire que notre igname douce et savoureuse n’avait aucun défaut. Aucun vous dites, car  elle était pure et recouverte d’une seule et même couleur. Ah ! on aimait cette igname car elle répondait à toutes les faims.  Vous savez, de sa tendresse immaculée, elle arrivait à satisfaire le plus exigeant des palais.

Rien ne la prédestinait à avoir des rapports privilégiés avec l’homme car de son aspect extérieur,  elle n’était d’aucun attrait.  Elle était repoussante même, donc forcément,  la plupart des hommes n’y voyait aucun intérêt. Pourtant il a fallu un jour la faim tenace d’un jeune aventurier pour découvrir ce qu’une tubercule aussi peu attrayante et rugueuse pouvait bien cacher. Il n’eut pas tort ce jeune aventurier, car depuis, tous s’accordent à reconnaitre l’ igname pour son gout si particulier.

 

Vous savez ce qui fascine chez une  igname ? C’est qu’elle pousse, se développe partout ou vous la mettez, pourvu qu’il y ait de l’humidité.  C’est un mystère, comment une igname trouve toujours un petit quelque chose dans l’atmosphère pour se mettre à l’aise et prendre des airs de chez elle : sans interdit elle ne se laisse pas prier…vous voyez ce que je veux dire ? Heureusement encore pour elle, permettez moi de le dire, qu’elle soit si facile à vivre, autrement on en mangerai moins, c’est certain.

 

Mais voici le grand secret que l’igname aime à garder secret : elle pousse partout certes. Mais aussi vite, elle pourrait se laisser …mourir. Personne bien sur ne pourrait jamais le suspecter, à moins d’y avoir été confronté, que la mort d’une igname est des plus…discrète. Elle ne montre aucun signe d’affaissement : aucun malaise, aucune rougeur sur la peau, aucun fièvre ni amaigrissement troublant au point de suspecter le pire.   Et c’est bien cela le drame : elle a supporté tout ce qu’elle a pu de sa peau si dure, amère et rugueuse. Mais pour voir une igname mourir, il faut l’ouvrir et là, au milieu d’un endroit si blanc immaculé, vous apercevrez une germe d’amertume, un trou sec et ridicule qui commence à envahir cette douce tubercule. Vous avez dit…sensible ? et oui ! l’igname est tout aussi irrésistible au gouter que sensible, car plutôt que de vous laisser la mépriser, plutôt que de vous entendre rire de son infirmité, elle préfère mourir seule, loin des regards indiscrets. Seule,  en silence, de l’intérieur, sans même que vous ne puissiez le suspectez…

 

Ne doutez jamais de la pureté d’une igname. Il faut plus que de l’appétit pour la garder belle (de l’intérieur) et  la préservez. Sinon, elle finira toute asséché sans que vous n’ayez jamais pu apercevoir sa savoureuse beauté. Conclusion ? Prenez soin de votre igname. Si vous ne lui rappelez jamais qu’elle a une valeur, une quelconque beauté, elle finira alors « endurcie » sans que vous n’ayez jamais eu le temps de la savourer…

 

 

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