Création d’entreprise : comment trouver la bonne idée

Vous voulez créer votre boîte, mais vous ne savez pas quelle activité lancer ? Qu’à cela ne tienne. Nous vous donnons six conseils faciles à suivre pour trouver l’inspiration et imaginer un business qui fera la différence.

« Ce n’est pas l’idée qui déclenche la création, mais c’est l’envie de créer », affirme Jean-Pierre Martin, directeur d’Eveilleco, l’association qui développe l’outil Balise (www.reseau-balise.org), très utilisé par les réseaux d’accompagnement pour aider à l’émergence d’idées.

« Il faut considérer qu’entreprendre est bon pour soi et s’en sentir la capacité pour trouver l’idée. » Attention, une idée se travaille ! « Vouloir être restaurateur à domicile, ce n’est pas une idée suffisamment affinée, alerte Catherine Mailhan, coordinatrice du pôle création d’activité à la Cité des métiers de la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris. Quelle sera votre valeur ajoutée ? Proposer des buffets thématiques par couleur, par exemple ? Même sur un marché que l’on pense porteur, il faut un petit plus. »
Gare aux idées surdimensionnées ! « Manque de compétences, barrières juridiques, projet trop gourmand en capitaux… : tous ces obstacles amènent souvent l

es créateurs à abandonner leur idée de départ », confirme Alexandra Barth, consultante à l’Agence pour la création d’entreprise (Apce). Voici six conseils à suivre pour trouver son business.


1. Cultiver sa passion

Lors d’un atelier photo au collège, Oualid Ben Salem s’était pris de passion pour cet art. Il avait rapidement abandonné sa vocation, n’ayant pas les moyens de s’acheter du matériel. Lorsqu’on grandit dans une Zup, la voie tracée est, de toute façon, plutôt du côté d’un CAP d’électro-technique. Ce qu’il fit. Ne trouvant pas d’emploi dans cette branche, à 25 ans, le jeune homme en était à cumuler des missions d’intérim comme ouvrier à la chaîne.

La vie lui fait rencontrer un skateboarder professionnel dont il devient le manager. « Pendant deux ans de tournées internationales, j’ai fréquenté photographes et cameramen et cela a ravivé mon rêve », explique-t-il. Lorsque sa collaboration prend fin, il retourne dans son quartier, commence un travail personnel sur sa Zup… et ose enfin se lancer comme photographe professionnel.
Sophie Flinois Hagenbach aspirait aussi depuis lontemps à ouvrir sa maison d’hôtes. Encore fallait-il avoir des chambres à louer. Lorsque survient l’opportunité de racheter la propriété attenante à la sienne, elle la saisit, consciente qu’elle ne se représentera pas deux fois.

2. Éviter le « syndrôme M6 »

« Des nouvelles Valérie Damidot qui veulent faire du coaching déco, on en a à la pelle, assure Catherine Mailhan ! Les gens sont très influencés par les médias alors que ce n’est pas forcément l’activité qui leur correspond. » Un phénomène que confirme Alexandra Barth.

« Combien ont envie de créer ou de reprendre un restaurant parce qu’ils ont soudain été pris de passion en regardant Un dîner presque parfait. Ce n’est pas forcément ce que j’appellerais la bonneidée. Voila un projet dont le développement est très gourmand en capitaux. En général, le premier rendez-vous à la banque douche l’enthousiasme. »

3. Penser valeur ajoutée

« Inspirez-vous des bonnes idées des autres, servez-vous de leurs points forts et améliorez leurs points faibles », c’est le conseil d’Alexandra Barth, qui confirme ainsi qu’une bonneidée n’est pas forcément nouvelle.
« Les couches lavables existant sur le marché n’étaient vraiment pas au point, souligne Florence Hallouin, lauréate du concours du ministère de la Recherche pour sa couche Hamac. J’ai créé un produit efficace, pratique et esthétique. » Nul besoin d’avoir un produit super innovant pour posséder la valeur ajoutée qui fera la différence.

André Mollard, créateur de Combe Savoie Emballage, entreprise spécialisée dans la fabrication d’emballages bois, peut en témoigner : « Peu de gens croyaient à mon projet, car il existait déjà un fort tissu industriel sur ce créneau. Mais j’ai réussi à sortir du lot en répondant parfaitement au besoin du client, en le sécurisant. » On peut se distinguer même sur un métier très traditionnel. Dans sa boutique Parici, l’opticienne Parissima Esmailzadeh, elle, vend des lunettes en bois, en corne, en vinyle… : le succès est au rendez-vous.

4. Repérer les besoins insatisfaits

« A une époque où je me lassais de mon job, je regardais tous les matins avec envie des jardiniers travailler dans un parc, raconte Marc Gesbert. Je me suis dit que cela serait super s’il existait un système me permettant de tester le métier de jardinier pendant quelques jours. » L’idée de Viamétiers était née. Cédric Neuville, aujourd’hui PDG de Jericoa, qui commercialise le logiciel iVault, a lui aussi trouvé la sienne à partir d’un manque personnel : « Je n’avais jamais sur moi toutes les cartes de fidélité, les identifiants et mots de passe qu’on nous demande sur internet. J’ai créé une application iPhone permettant de stocker toutes ces petites données personnelles de manière très sécurisée. »

En concevant son curriculum vitae pour sa recherche d’emploi, Ludovic Simon a, quant à lui, fait sensation auprès des recruteurs et de ses amis. « A l’époque, les gens avaient le choix entre Word ou des services de CV en ligne très rigides, avec très peu de fonctionnalités », explique-t-il. Aujourd’hui, sa plate-forme DoYouBuzz offre la possibilité de se créer en quelques minutes un CV nouvelle génération qui s’apparente à un site web.


5. Renifler l’air du large

Les idées de business fonctionnant hors de nos frontières sont une formidable source d’inspiration. « J’ai vécu trois ans à New York et pris plaisir à fréquenter les salad bars, ces lieux de restauration où le client peut composer sa salade à partir de multiples ingrédients, raconte Vanessa Journo.

De retour à Paris, j’ai lancé mon bar à salades casher. »C’est aussi d’une expérience outre-Atlantique que Stéphanie Pelaprat a rapporté son idée de site de réservation de restaurant en ligne, Restopolitan.com. « Il n’existait rien de semblable en France et je me suis dit que ce service serait intéressant, tant du côté des internautes, qui pouvaient tout réserver sur internet (des spectacles, leurs billets d’avion…), sauf un restaurant, que des restaurateurs, qui auraient ainsi un cahier de réservation électronique leur permettant de qualifier leur clientèle à des fins de fidélisation. »

6. Partir à la chasse… au brevet

Combien d’innovations dorment dans les laboratoires sans jamais être exploitées commercialement ? Une bonne idée peut être d’aller chercher cette technologie pour en faire quelque chose. « J’ai trouvé un brevet à exploiter auprès d’un centre de technologie, explique Fabrice Plasson, PDG de Green Biocide, une société qui développe une solution innovante attaquant la cause directe de la légionnellose. Mais c’est le genre de projet qui prend du temps à se mettre en place, souvent plusieurs années. Il faut donc avoir les reins solides pour vivre pendant tout ce temps sans revenus tirés de l’activité. »

Source : http://lentreprise.lexpress.fr

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